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Le Journal · Entrées · Cuisine indo-pakistanaise

Qu'est-ce qu'un samoussa ? l'entrée croustillante de la cuisine indo-pakistanaise, décortiquée.

Une petite bouchée dorée qui ouvre le repas ou se glisse dans un sac à emporter : d'où vient le samoussa, ce qu'on met dedans, comment on le plie et comment le savourer.

Deux samoussas frits et dorés servis sur un lit de salade verte, tomates cerises et rondelles de citron
Samossas dorés, servis en entrée — rue des 3 Rois.
En bref

Le samoussa est un petit chausson triangulaire de pâte fine, garni d'une farce épicée puis frit ou cuit au four jusqu'à devenir doré et croustillant.

Né en Asie centrale et dans le monde persan, il s'est installé depuis des siècles en Inde et au Pakistan, où il se sert en entrée, en amuse-bouche ou en en-cas de rue. On le garnit soit de viande hachée aux épices et petits pois, soit de pommes de terre et petits pois pour la version végétarienne. Il se déguste chaud, avec un chutney ou un raita, avant un curry ou un thali — et c'est l'entrée indienne qui voyage le mieux à emporter.

La définition

Le samoussa, c'estquoi exactement ?

Le samoussa est un chausson farci : une feuille de pâte très fine, pliée de manière à enfermer une farce épicée, puis cuite jusqu'à devenir dorée et croustillante. Sa silhouette se reconnaît entre mille — un triangle bien net, aux arêtes un peu plus épaisses, assez petit pour se prendre entre deux doigts et se croquer en trois ou quatre bouchées.

Ce qui fait son charme tient au contraste : une enveloppe qui craque sous la dent, presque feuilletée, et un cœur fondant, parfumé, encore fumant. La pâte en elle-même est neutre ; c'est la farce qui donne sa personnalité au samoussa, et c'est elle qui distingue un samoussa à la viande d'un samoussa végétarien.

Sa place dans le repas est double. Au restaurant, c'est une entrée ou un amuse-bouche : on le pose au centre de la table avec ses sauces pendant qu'on choisit la suite. Dans la rue, en Inde comme au Pakistan, c'est un en-cas qu'on achète tout chaud à un comptoir, qu'on mange debout avec un thé ou qu'on emporte dans un cornet de papier.

Une précision de vocabulaire, enfin : samosa, samoussa ou samossa désignent tous la même chose. Le français écrit le plus souvent « samoussa », l'anglais « samosa », et beaucoup de cartes de restaurant — dont la nôtre — préfèrent « samossa ».

Un long voyage

D'où vient lesamoussa ?

Le samoussa n'est pas né en Inde. Ses racines se trouvent plus au nord-ouest, en Asie centrale et dans le monde persan, où des chaussons farcis de viande portant des noms proches — sanbosag, samsa — sont mentionnés dans des textes anciens. Facile à préparer, à transporter et à garder, ce type de chausson accompagnait les voyageurs et les marchands le long des routes commerciales.

C'est par ces échanges qu'il est arrivé dans le sous-continent, il y a plusieurs siècles, et qu'il s'y est profondément enraciné. En Inde comme dans l'actuel Pakistan, il a adopté les épices locales et trouvé, avec la pomme de terre, une garniture végétarienne devenue emblématique. Aujourd'hui, il fait partie du quotidien : au comptoir, à la maison, dans les fêtes.

Le chausson a ensuite continué sa route. On en trouve des cousins au Moyen-Orient, en Afrique de l'Est ou à La Réunion, où le « samoussa » est un incontournable de l'apéritif. Les formes, les pâtes et les farces varient d'un pays à l'autre ; ici, on s'en tient à la version indo-pakistanaise, celle qu'on sert à notre table depuis 1989.

Un serveur apporte un plat fumant dans la salle à l'ambiance orientale chaleureuse d'O'Pakistan
Une tradition venue de loin, servie rue des 3 Rois.
Deux grandes familles

Que met-ondedans ?

Toutes les farces ont un point commun : elles sont cuites avant d'être enfermées, bien assaisonnées et assez sèches pour ne pas détremper la pâte. Pour le reste, deux écoles se partagent la table.

Viande

Le samoussa à la viande

La version la plus généreuse : de la viande hachée revenue avec de l'oignon, de l'ail, du gingembre et un mélange d'épices chaudes, souvent relevée de petits pois qui apportent une note sucrée et une touche de couleur. La farce doit être bien cuite et assez sèche avant d'être enfermée dans la pâte, sinon le chausson ramollit.

Chez O'Pakistan, le samossa viande associe viande hachée et petits pois, et comme toute la maison depuis 1989, il est 100 % halal. On le retrouve aussi dans nos assortiments d'entrées et dans le thali viande, où il ouvre le plateau.

Végétarien

Le samoussa végétarien

Le grand classique de la street-food indienne : des pommes de terre cuites et écrasées grossièrement, des petits pois, de l'oignon, des graines de cumin, de la coriandre fraîche et un filet de citron. Le résultat est fondant, parfumé, réconfortant — la bouchée qui met tout le monde d'accord autour de la table.

Notre samossa légumes reprend ce duo pommes de terre-petits pois. Il fait partie d'une carte où près de quarante plats se passent de viande : pour faire le tour de cette table végé, notre guide dédié prend le relais.

Dans les deux cas, ce sont les épices qui signent la farce : cumin, coriandre, garam masala, parfois un peu de piment vert ou de mangue séchée pour l'acidité. Plutôt que d'en refaire l'inventaire ici, notre article quelles épices dans la cuisine pakistanaise les présente une à une. Et si c'est la version sans viande qui vous tente, le tour des plats végétariens indiens les plus connus replace le samoussa parmi ses voisins de carte.

Illustration : Qu'est-ce qu'un samoussa ? L'entrée croustillante de la cuisine indo-pakistanaise, décortiquée
Pâte, farce, pliage

Comment est-il préparé ?

Trois gestes font un samoussa : une pâte fine, une farce cuite à point et un pliage en triangle bien scellé.

La pâte, d'abord. Dans la tradition indo-pakistanaise, c'est une pâte simple de farine, d'eau, de sel et de matière grasse, parfois relevée de graines d'ajowan. Pétrie ferme, puis reposée, elle est abaissée très finement. C'est la matière grasse travaillée dans la farine qui lui donne, une fois cuite, ces petites bulles et ce croustillant presque feuilleté. Ailleurs, on utilise aussi des feuilles de brick ou de pâte filo, plus fines encore.

Le pliage, ensuite — le geste signature. On découpe la pâte en demi-disques ou en bandes, on forme un cône dont on soude le bord avec un peu d'eau, on le remplit de farce sans trop tasser, puis on referme le haut en pinçant fermement. Avec des bandes, on replie la pâte en triangles successifs, comme un drapeau, jusqu'à enfermer la garniture. Un samoussa bien scellé ne s'ouvre pas à la cuisson et ne boit pas l'huile : c'est tout l'enjeu.

La cuisson

Friture ou four :deux croustillants.

La méthode traditionnelle, c'est la friture. Les samoussas plongent dans une huile chaude mais pas brûlante, pour que la pâte cuise à cœur et se colore lentement plutôt que de noircir en surface. Ils en ressortent uniformément dorés, les arêtes bien croquantes, avec cette enveloppe bullée qui craque sous la dent. C'est la version qu'on sert au comptoir des rues indiennes — et celle de notre table : des chaussons croustillants, dorés à point.

Une friture réussie ne donne pas un samoussa gras. Si l'huile est à bonne température et le chausson bien fermé, la pâte saisit immédiatement et n'absorbe presque rien. On les égoutte sur une grille ou du papier, et on les sert sans attendre.

Le four est l'alternative légère, très répandue dans les cuisines familiales. Badigeonnés d'un peu d'huile ou de beurre, les samoussas cuisent sur une plaque jusqu'à blondir. La croûte est plus sèche, plus biscuitée, moins feuilletée qu'en friture ; c'est une autre texture, agréable elle aussi, surtout avec une pâte filo.

Dans les deux cas, le samoussa se mange chaud ou tiède, jamais froid sorti du réfrigérateur. Pour lui rendre son croquant, un passage de quelques minutes au four chaud ou à la poêle sèche fait des merveilles ; le micro-ondes, lui, le ramollit.

Un bon samoussa se juge d'abord à l'œil. La couleur doit être d'un doré franc et régulier, sans taches brûlées ni zones pâles. Les arêtes sont nettes, le triangle bien dessiné, la pâte légèrement bullée en surface. Un chausson qui brille d'huile ou qui s'est ouvert à la cuisson a raté l'une des étapes.

Vient ensuite la première bouchée. La croûte doit craquer, pas plier ; elle reste fine sur les faces et un peu plus épaisse aux soudures. À l'intérieur, la farce est chaude, généreuse, bien répartie jusque dans les coins, et suffisamment liée pour ne pas s'effondrer. Côté goût, on cherche l'équilibre : les épices se sentent, le sel est juste, et le piment — s'il y en a — reste une note parmi d'autres.

Dernier indice : la fraîcheur. Un samoussa frit minute ou dans l'heure n'a rien à voir avec un chausson réchauffé plusieurs fois. C'est pourquoi, chez nous, ils sont préparés maison et cuits à la commande, pour arriver sur la table — ou dans le sac — au sommet de leur croustillant.

L'œil du gourmand

Reconnaître un bonsamoussa.

Une couleur dorée, une croûte qui craque, une farce chaude jusqu'aux coins : trois signes qui ne trompent pas.

Naans garnis de coriandre servis avec des coupelles de dal et de raita au yaourt
Raita, chutneys et sauces : les complices du samoussa.
Les bons accords

Avec quoi dégusterun samoussa ?

Un samoussa se suffit à lui-même, mais il prend une autre dimension avec ses sauces. La plus classique est le chutney à la coriandre et à la menthe, vert vif, frais et légèrement piquant, qui réveille la farce. Son contrepoint est le chutney de tamarin, brun, sucré-acidulé, qui caramélise presque au contact de la croûte chaude. Beaucoup alternent les deux, une bouchée de chaque.

Pour les palais qui redoutent le piment, le raita — yaourt battu au concombre et au cumin — adoucit tout, apporte de la fraîcheur et fait le lien avec la suite du repas. Un peu de salade croquante, quelques rondelles d'oignon et un quartier de citron complètent l'assiette, comme sur la photo qui ouvre cet article.

Côté boisson, un lassi nature ou à la mangue arrondit les épices, tandis qu'un thé chaud — l'accord des comptoirs de rue — prolonge le côté réconfortant du chausson. Un conseil : mangez-le avec les doigts, en commençant par une pointe du triangle. C'est plus simple, et bien meilleur.

L'ouverture du repas

Le samoussa dans unrepas indien.

Au restaurant, le samoussa joue le rôle d'ouverture. On le commande pour la table pendant qu'on choisit les plats, on le partage, on goûte les sauces : il met en appétit sans rassasier. Une ou deux pièces par personne suffisent avant un curry en sauce ou des grillades au tandoor.

Il se marie aussi avec ses cousins d'entrée : les pakoras, beignets légers à la farine de pois chiche, ou l'alou kebab, galette de pomme de terre épicée. Notre assortiment d'entrées réunit d'ailleurs samossa, alou kebab et poulet — une bonne façon de tout goûter d'un coup.

Et dans le thali, ce grand plateau aux multiples coupelles, le samossa viande ouvre la marche avant le tandoori, le curry, le dal, le riz et le naan. Pour savoir comment composer le reste de votre repas, notre guide que manger dans un restaurant indien vous accompagne plat par plat.

Thali indien composé de nombreux plats en coupelles métalliques argentées
Le thali, où le samossa ouvre le plateau.
Façade colorée du restaurant O'Pakistan à Marseille, de nuit, avec des clients attablés en terrasse
O'Pakistan, rue des 3 Rois — Marseille 6e.
Le snack qui voyage

Samoussa à emporterà Marseille.

Fermé, compact, sans sauce qui coule : le samoussa est sans doute l'entrée indienne la mieux taillée pour le trajet.

C'est ce qui en fait, depuis toujours, le snack à emporter par excellence. Sa croûte protège la farce, il se mange sans couverts, et il tient chaud le temps de rentrer chez soi. Glissé dans un sac avec un curry et un naan, il fait office d'entrée ; pris seul, il devient un en-cas pour une pause rapide.

Chez O'Pakistan, rue des 3 Rois dans le 6e, entre le Cours Julien et Notre-Dame-du-Mont, nos samossas viande et légumes sont faits maison, dans une cuisine 100 % halal depuis 1989. Ils se commandent en salle comme à emporter. Pour un trajet court, ouvrez légèrement le sachet afin que la vapeur s'échappe : la croûte restera croustillante jusqu'à votre table.

Questions fréquentes

Le samoussa, enquelques réponses.

Qu'est-ce qu'un samoussa, en une phrase ?

Le samoussa est un petit chausson triangulaire de pâte fine et croustillante, garni d'une farce épicée — viande hachée ou pommes de terre et petits pois — puis frit ou cuit au four. Dans la cuisine indo-pakistanaise, il se sert en entrée, en amuse-bouche ou comme en-cas de rue.

Quelle différence entre un samoussa et un pakora ?

Le samoussa est un chausson : une pâte fine pliée en triangle qui enferme une farce. Le pakora est un beignet : des morceaux de légumes, de poulet ou de paneer simplement enrobés d'une pâte à frire à la farine de pois chiche, sans enveloppe pliée. Les deux sont frits et se servent en entrée, mais le samoussa a une croûte feuilletée et un cœur fondant, le pakora une enveloppe irrégulière et légère.

Le samoussa est-il toujours épicé ?

Il est toujours parfumé, mais pas forcément piquant. Les épices de la farce — cumin, coriandre, garam masala — apportent du goût plus que du feu. Le piment, lui, se dose : certains samoussas sont doux, d'autres relevés, et une sauce fraîche au yaourt comme le raita adoucit encore la bouchée. Au restaurant, il suffit de demander.

Existe-t-il des samoussas végétariens ?

Oui, et c'est même la version la plus répandue en Inde : pommes de terre, petits pois, oignon et épices. Chez O'Pakistan, le samossa légumes est garni de pommes de terre et de petits pois. Il convient aux végétariens ; la pâte ne contient ni viande ni œuf dans sa version traditionnelle, mais en cas de régime strict, demandez-nous le détail.

Samoussa, samosa, samossa : quelle est la bonne orthographe ?

Toutes désignent le même chausson. « Samosa » est la forme la plus courante en anglais et en Inde, « samoussa » la graphie la plus répandue en français, notamment à La Réunion, et « samossa » une variante fréquente sur les cartes de restaurant — c'est celle de notre carte.

Comment réchauffer un samoussa à emporter ?

Évitez le micro-ondes, qui ramollit la pâte. Le mieux est un passage de quelques minutes au four chaud ou à la poêle sans matière grasse, juste le temps de raviver le croustillant. Mangé dans l'heure qui suit le retrait, il n'a d'ailleurs souvent besoin de rien.

Les samoussas d'O'Pakistan sont-ils halal ?

Oui. Depuis 1989, rue des 3 Rois à Marseille, toute notre cuisine est 100 % halal et faite maison : le samossa viande comme le reste de la carte. Le samossa légumes, lui, est végétarien.

Pour aller plus loin

Continuer lalecture.

Le samoussa n'est que la première bouchée. Pour composer tout un repas indo-pakistanais à savourer chez vous — entrées, currys, grillades et naans préparés minute — rendez-vous sur notre page restaurant indien à emporter marseille, rue des 3 Rois.

Goûter · Emporter

Une envie de croustillant ?

Envie de croquer un samoussa plutôt que d'en lire la définition ? Parcourez la carte, puis passez-nous un coup de fil : on prépare votre commande à emporter, ou votre table rue des 3 Rois.

11 rue des 3 Rois, 13006 MarseilleMardi → Dimanche · 11h30–14h & 18h–23h30Cuisine halal, faite maison depuis 1989.